... Ce fut une journée dantesque ponctuée par deux grosses bourdes du Ricou.
Mais commençons par le début.
Les forces en présence, les accompagnateurs : Agnés, Céline et Fanch, les volants : Gérald, Sylvain, Jean Thomas, Dominique, François B., François D. et Ricou.
Montée du Granier par sa face ouest à partir du hameau de Tancovaz.
Le dénivelé de 900 m qui se présente devant nous, me semble pas si inaccessible mais la montée est tout de même des plus pénibles (peu ou pas de chemin la plupart de temps et ça monte sec !).
Nous longeons les remontées mécaniques, puis les pistes de ski, nous traversons une partie boisée et nous complétons l’approche par un pierrier jusqu'à au bas des falaises.
Pourquoi ne pas visiter la base de ces p'tites parois ... allez zou, c'est parti pour une découverte touristique d'une bonne demi-heure des contrebas rythmée par quelques jets de boules de neige ;-) ...
Mais comme il nous fallait atteindre le sommet, nous reprenons le bon itinéraire.

Mes p'tites bourdes ...
La toute première est d'avoir estimé que ce serait une ballade gentillette ne nécessitant pas un allégement de mon paquetage. J'ai amèrement regretté d'avoir pris mes 20 kg de matos !
Mais la plus belle gaffe est d'avoir oublié mon eau dans la voiture. J'ai bien fini par quémander le précieux liquide mais peu trop tard, les prémices de crampes étaient déjà présentes. J'ai donc terminé l'ascension fourbu, écrasé par le poids du sac et accompagné de gentilles 'douleurs cramponales'.

Une fois au sommet je marmonnais : pourvu que le déco ouest soit ok, pourvu que le déco ouest soit ok … bis repetita ... je crois bien que j'aurais été incapable de redescendre à pied.
Nous arrivons au pied de la croix et le spectacle s'offrant à nos yeux est réellement grandiose.
Par chance, le temps de visiter le déco nord, de se lancer dans un grignotage effréné, de papoter, de tapoter un sms, la flamme que Gérald avait installée au déco ouest nous indique un p’tit vent de face de +/- 10 km/h.
Branle bas de combat ! Tonton Gérald nous presse de nous préparer fissa de peur que ces conditions tip-top s'évaporent.
Un pied dans la pente, 2 des accompagnateurs qui soulèvent le bord d’attaque, un Gérald en chef d'orchestre, nous finissons tous par nous envoler avec quelques p’tites frayeurs pour les spectateurs et les candidats au vol.
Un gros bruit suit le déco de François D., le voila accroché dans un petit sapin en contrebas.
Dominique fait monter la tension par une course effrénée sans se soucier que sa voile est en train de le dépasser. Nous pouvons voir nettement le bord d’attaque se ramollir, prémices d’une belle frontale, par chance, seul un p’tit bout d’aile se froisse ... ouf !
Le Ricou, plus que motivé, réussi son envol.
Et me voilou à longer les parois du Granier, le plus impressionnant est bien sa face nord.
Quelques allers-retours et voila que je ressens de fortes douleurs aux jambes, c’est le déferlement de crampes, c’est désagréable mais je m’en fous, j’suis tellement content d’être en l’air et de ne pas avoir à redescendre par les voies terrestes.

Mille et un mercis à Gérald de nous avoir permis de passer cette belle journée.